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Difficile d’appliquer le terme « classique » à la musique américaine, la culture américaine telle que les Européens la connaissent est tout juste âgée de 200 ans …
Les premiers grands écrivains, Edgar Poe et Walt Whitman, apparaissent dans la première moitié du XIX ème siècle, les compositeurs, Edward Mac Dowell, Charles Ives, dans la seconde moitié du XIXème siècle.
Les immigrants venaient avec leur musique, le mélange ne prit forme qu’au début du XXème.
Un festival de musique dédié à la musique du XXème se devait de célébrer cette adéquation …
Nous devons tant à l’Amérique…qui doit tant à l’Europe.
Bref, la musique classique américaine, par essence contemporaine, est partie prenante de l’expérimentation moderne et post moderne, à la fois inspirée par les compositeurs du Vieux Monde et elle-même source d’inspiration.
Romantisme avec Edward Mac Dowell, Modernisme avec Charles Ives, Atonalité avec John Cage, Musique répétitive avec Steve Reich, Inspiration orientale avec Colin McPhee, tout a été traité par les américains.
Et si on doit retenir une figure, que cela soit celle, tellement symbolique, d’Aaron Copland, né en 1900, élève de Nadia Boulanger pendant les années 1920, travaillant sur le principe très américain de « Music for use » - une création servant à la fois un but artistique et un but utilitaire (musique de films, radio, théâtre) – et laissant la relève à l’avant-garde des années soixante avant de s’effacer en 1990.
“America is a tune. It must be sung together. “ L’Amérique est un air de musique. On doit le chanter ensemble.
Gérald Stanley Lee, « Crowds ». Ecrivain et professeur américain, 1862-1944.
JPh ROT, American dreamer….
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